ORDRE CHRONOLOGIQUE DES ÉVÉNEMENTS

 

Le 6 février 2017 : Présentation du projet du centre de production de substrat pour champignons, avec le promoteur M. Agnesh Marsonia de la compagnie Champag Inc. et la municipalité de St-Roch-de-Richelieu. Devant 120 personnes présentes, le maire (de l’époque) mentionne que nous pourrions nous exprimer lors d’une consultation publique prévue le 7 mars 2017. Cette assemblée publique permettrait un registre de signatures et, par la suite, un référendum. Il nous a dit de ne pas s’inquiéter que nous aurions notre mot à dire. M. Marsonia répète à plusieurs reprises que l’acceptabilité sociale est prioritaire pour lui. L’usine, d’une valeur de 12M $, devait s’installer à 1.5 km des résidences, selon sa présentation.

Le 7 février 2017 : La municipalité adopte le règlement 220-34-2017 amendant le règlement de zonage afin d’autoriser un usage lié à l’implantation d’un « centre de production de substrat pour la culture de champignons sur le site qui chevauche les zones agricoles Aa7Aa8 ». Avis de motion et adoption du premier projet. La municipalité apporte des modifications, dont le 1.5 km des résidences, qui devient 1km des résidences. Nous avisons le maire (de l’époque), le DG et les conseillers présents que la distance entre l’usine et les résidences n’est plus la même que la veille. Devant tous les citoyens présents (100), le maire (de l’époque) confirme une Assemblée publique de consultation le 7 mars 2017 à 19h15 au Centre Communautaire Chapdelaine.

Le 20 février 2017: Rencontre préliminaire (1ère) du Comité Aviseur Citoyen: Mme Rousseau, chargée de projet pour la Cie Champag Inc, préside la rencontre composée de 8 citoyens, M. Marsonia, le DG et 2 conseillers. Cette rencontre a pour but de nous présenter la constitution, le mandat et le fonctionnement du Comité Aviseur Citoyen (CAC). À la demande des citoyens, M. Sylvain Joyal, président de l’UPA Richelieu-Yamaska, ainsi que Mme Julie Robert, conseillière de l’UPA, sont également présents.

Le 20 février 2017 : Séance extraordinaire, point 5.1: Règlement 220-34-2017 amendant le règlement de zonage afin d’autoriser « les activités de transformation de matières d’origine agricole dans les zones Aa7-Aa8 » – Report de l’assemblée publique de consultation (résolution : 2017-02-073). Les citoyens présents protestent car il a changé la description du règlement et qu’il reporte l’assemblée publique de consultation.

Le 22 février 2017 : La municipalité fait parvenir un bulletin d’informations à tous les citoyens les informant que l’assemblée publique de consultation est reportée à une date ultérieure.

Le 23 février 2017 : Formation du regroupement de citoyens. Ceux-ci multiplient les démarches auprès de la CPTAQ, du MAMOT, du Ministère de l’Environnement et de l’UPA pour trouver des réponses à leurs questionnements.

Le 4 avril 2017 : Lors du conseil municipal, une citoyenne demande si Champag peut faire une demande d’autorisation sans passer par la CPTAQ. C’est à ce moment, que les citoyens et les conseillers comprennent qu’ils n’ont pas été bien informés sur ce dossier, par le maire et le promoteur, et que la population ne sera pas consultée par référendum pour l’implantation de l’usine, tel que répété à plusieurs reprises par le maire.

Le 5 avril 2017 : Les 4 conseillers (sur 6) informent le maire (de l’époque), par écrit, qu’ils sont contre le projet de l’entreprise Champag dû au manque d’informations et de transparence.

Le 9 mai 2017 : Le règlement 220-34-2017 amendant le règlement de zonage afin d’autoriser les activités de transformation de matières d’origine agricole dans les zones Aa7-Aa8, Arrêt du processus de modification réglementaire. Il est voté par les 4 conseillers (sur 6). Grâce à une intervention d’une citoyenne, le maire (à l’époque) nous informe qu’effectivement, il y a une coquille dans notre zone de réglementation, soit la zone ER (récréativo-écologique) versus le schéma d’aménagement de la MRC. Selon le maire (à l’epoque), nous ne pouvons empêcher le promoteur de s’établir.

Le 9 mai 2017 : Lors du conseil municipal, le maire (de l’époque) nous avise qu’ils ont reçu une demande de permis de construction. Une citoyenne demande: « Comment est-ce possible que l’on puisse déposer une demande de permis, sans être propriétaire d’aucun terrain dans la municipalité? ». Le maire a répondu que le promoteur avait une procuration du propriétaire du terrain.

Le 10 mai 2017 : Des pancartes NON USINE FUMIER commencent à apparaître dans notre municipalité (200 à ce jour) et une pétition de 250 noms.

Le 15 mai 2017 : Les 4 conseillers (sur 6) font parvenir à M. Marsonia, de Champag Inc.,une lettre officialisant leurs prises de position contre l’implantation de l’usine.

Le 16 mai 2017 : Lors d’une rencontre avec M. Marsonia, convoquée par les 4 conseillers (sur 6), ils informent le promoteur de l’arrêt du processus, de la non-acceptabilité du projet par la population et de la colère des résidents devant le non-respect des engagements qu’il avait pris au tout début. Les 4 conseillers remettent à M. Marsonia une copie de la pétition de 250 noms.

Le 29 mai 2017 : Afin de compléter la première demande de permis de construction de la cie Champag (datée du 9 mai 2017), des compléments d’information à celle-ci ont été transmis en date de ce jour.

Le 31 mai 2017: Rencontre préliminaire (2e) du Comité Aviseur Citoyen: Mme Rousseau, chargée de projet pour la Cie Champag Inc., parle des études de faisabilité, permis et autorisations, etc. Plusieurs questionnements sont soulevés de la part des citoyens présents.

Le 2 juin 2017 : Rencontre avec M. Sylvain Rochon, député de Richelieu, et M. Jean Bigué, attaché politique, afin de leur expliquer la situation. On leur demande de l’aide et leur appui dans ce dossier. Une lettre d’appui nous a été remise le 8 juin 2017.

Le 6 juin 2017 : Le maire (de l’époque) nous informe que la demande de permis de construction est maintenant complétée et qu’elle est sous étude. Les citoyens sont revenus avec la demande d’un référendum sur la question. La situation est compliquée, mais lorsque la possibilité d’un référendum a été mis de l’avant par la municipalité, il devait porter sur un changement de zonage permettant à l’usine de s’établir sur le terrain qu’elle convoite. Or, la demande de permis faite par le demandeur maintenant ne requiert plus de changement de zonage, puisqu’une activité agricole peut être autorisée dans une zone ER, zone récréativo-écologique, selon le réglementation de la MRC. Les citoyens protestent car ils ne seront pas consultés, tel que promis dès le début de ce projet. Le promoteur répétait que l’acceptabilité sociale était très importante pour lui. Un citoyen présent demande aux conseillers de se positionner quant à l’établissement de l’usine. Les conseillers ont manifesté leur opposition au projet d’implantation de l’usine. Le DG a rédigé, séance tenante, un avis de motion.

Le 15 juin 2017 : Lettre envoyée à Mme Nadine Pierre, attachée de presse de M. David Heurtel, ministre de l’environnement, signée par 4 citoyens et une conseillère, afin d’exposer nos inquiétudes et s’assurer qu’ils soient sensibles à notre dossier.

Le 26 juin 2017 : Lors du conseil municipal, une mise en demeure a été déposée afin de suspendre l’étude de la demande de permis de la Cie Champag, pour la réalisation de l’usine. Elle demande aussi plus de transparence dans ce dossier. « Un tel usage est de nature industrielle et ne peut donc pas être autorisé dans ce secteur à vocation agricole, selon ce que prescrit le présent règlement de zonage et le SADR (Schéma d’Aménagement et de Développement Révisé) de la MRC Pierre-de-Saurel », peut-on lire dans cette missive adressée au maire et au DG, et datée du 26 juin 2017.

Le 29 juin 2017 : Les autorités municipales ont répondu par la négative à la première demande de permis de construction de la cie Champag. Ce dernier ne pouvant pas s’établir dans la zone ER (récréativo-écologique) à 1 km des résidences.

Le 4 juillet 2017 : Un avis de motion a été voté par le conseil municipal, afin de permettre un gel de 2 mois sur toute demande de permis afin de consulter les spécialistes, tel que: agronome, urbaniste, avocat, etc. L’objet de ce règlement sera de clarifier l’usage de préparation de substrat pour la culture de champignons, spécifier dans quelle zone cet usage est autorisé.

Le 12 juillet 2017: Rencontre préliminaire (3e) du Comité Aviseur Citoyen: Mme Rousseau reçoit les lettres écrites des citoyens, concernant le formulaire de consentement des engagements des participants (confidentialité des informations partagées). Les 10 citoyens présents refusent de s’y soumettre. Un citoyen présente le calcul du camionnage à prévoir sur la Côte St-Jean (environ 250 camions par semaine).

Le 20 juillet 2017 : Dépôt de la deuxième demande de permis de construction de la cie Champag. Cette demande est pour situer l’usine à l’extérieur de la zone ER, soit à 500 mètres des résidences. Cette demande a été déposée pendant le gel de 2 mois.

Le 27 juillet 2017 : Dépôt à la Cour supérieure le Pourvoi en contrôle judiciaire de la compagnie Champag Inc. contre la Municipalité de St-Roch-de-Richelieu et M. Normand Beaulieu, inspecteur municipal.

Le 27 juillet 2017 : Lettre envoyée aux citoyens de la Côte St-Jean les informant des démarches faites dernièrement: multiples appels et représentations auprès du Ministère des Affaires Municipales et de l’Occupation du Territoire (MAMOT), le Ministère du Développement Durable, Environnement et Lutte contre les Changements Climatiques (MDDELCC), la Commission de la Protection du Territoire Agricole du Québec (CPTAQ) et même l’Union des Producteurs Agricoles (UPA). Démarches faites auprès de nos députés, des municipalités environnantes et lettre d’appui reçue de M. Sylvain Rochon, député de Richelieu.

Le 14 août 2017 : Dépôt du premier projet de changement de règlement de la zone Ac-2 afin que les industries de type para-agricole, telle que la fabrication de substrat/compost/engrais, soit uniquement éligible dans cette zone. Par ce changement de règlements, toute usine de ce type ne pourrait s’implanter dans la zone urbaine. La zone Ac-2 a été identifiée la meilleure zone par sa localisation physique à plus d’un km de la population et près de l’autoroute 30, qui éliminerait le camionnage dans la municipalité advenant une implantation d’une usine de ce type.

Le 29 août 2017 : Consultation publique concernant la possibilité du changement de zonage touchant Ac-2 et les 2 zones industrielles iA et iB. Présentation de M. Raynald Castonguay, DG, et Maître Yanick Tanguay (de la firme Dunton & Rainville).

Le 31 août 2017 : Parution dans le journal les 2 Rives « Champag fait appel au tribunal ». La prétention de Champag est un projet agricole et la municipalité est en désaccord et affirme que l’usage est industriel.

Le 12 septembre 2017 : Séance du conseil. Point 8.3: Règlement #220-38-2017 modifiant le règlement de zonage (220) relativement aux usages permis dans la zone Ac-2 afin de réglementer les usages para-agricoles/industriels – Adoption. Les 5 zones pour la tenue d’un registre sont officiellement ouvertes. La tenue du registre aura lieu le 19 septembre 2017.

Le 18 septembre 2017 : Une lettre a été distribuée dans les boîtes aux lettres par le regroupement des citoyens pour informer les citoyens des zones touchées par le changement de zonage et de l’importance de se prononcer.

Le 19 septembre 2017 : Tenue de la signature de registre pour les citoyens touchés par le changement d’usage des zones.

Le 20 septembre 2017 : Séance extraordinaire. Dépôt du certificat sur les résultats de l’enregistrement relativement au règlement #220-38-2017, modifiant le règlement de zonage (220) relativement aux usages permis dans la zone Ac-2 afin de réglementer les usages para-agricoles/industriels. Retrait du règlement.

Le 5 novembre 2017: Élections municipales à St-Roch-de-Richelieu: Le nouveau maire, M. Michel Beck, est élu ainsi qu’un nouveau conseil.

Le 15 janvier 2018 : Le conseil municipal nous informe avoir reçu une mise en demeure de l’entreprise Champag Inc. pour un montant de 1 875 000$ pour des pertes que Champag auraient subies. Le dossier a été transmis aux aviseurs légaux de la municipalité.

Le 14 mai 2018 : Audience à la Cour supérieure de Sorel-Tracy, pour la requête en pourvoi de contrôle judiciaire entre Champag Inc. et la municipalité de St-Roch-de-Richelieu.

Le 19 juillet 2018 : Le jugement rendu par la Cour supérieure rejette la requête en pourvoi de contrôle judiciaire de Champag Inc. donnant raison à la municipalité dans son refus à émettre un permis de construction au promoteur. Dans sa décision, le juge Jean-Guy Dubois mentionne que la demanderesse, dès qu’elle demande son permis, qualifie elle-même son projet comme usage industriel. Dans son jugement, il ajoute: « En conséquence en arrivant à la conclusion que les matières utilisées par la demanderesse ne viennent pas de sa propre entreprise au sens de la définition « agriculture » et des décisions rendues par la Commission de protection du territoire agricole, on doit considérer que les activités de la demanderesse sont un processus d’assemblage, de traitement, de fabrication industrielle ».

Le 24 septembre 2018 : Après discussion avec les avocats, qui ont fait l’objet d’une ordonnance de confidentialité, la juge Marie-Josée Hogue a autorisé la demande d’appel. Le dossier Champag sera débattu en cour d’appel et la cause sera entendue dans les prochains mois.

Le 31 mars 2019: Élections municipales, suite au décès subit de M. Michel Beck le 22 novembre 2018. M. Alain Chapdelaine est élu par acclamation. Il a été maire suppléant de décembre 2018 à février 2019.

Le 12 mars 2020 : Audience à la Cour d’appel de Montréal. Champag Inc tente de renverser la décision de la Cour supérieur du 19 juillet 2018, en faveur de la municipalité de St-Roch-de-Richelieu.

Le 30 avril 2020 : La Cour d’appel de Montréal a renversé le jugement de la Cour supérieure rendu au palais de justice de Sorel-Tracy le 19 juillet 2018. La Cour d’appel accueille le pourvoi en contrôle judiciaire de Champag Inc. et ordonne à la Municipalité de St-Roch-de-Richelieu de délivrer le permis de construction #2017-17125 du 20 juillet 2017, dans les cinq jours ouvrables de la signification de ce jugement.

Le 5 mai 2020 : Lors de la séance ordinaire, le conseil autorise à mandater le cabinet Dunton-Rainville afin de porter en appel la décision de la Cour d’appel, relative au dossier Champag du 30 avril 2020. La demande sera faite à la Cour suprême du Canada.

Le 19 mai 2020:  Une importante mobilisation citoyenne s’organise à nouveau.  Le groupe de citoyens « Stoppons l’usine Champag à St-Roch-de-Richelieu » a décidé de manifester son opposition au projet.  Plusieurs facettes du projet de Champag Inc les préoccupent: l’utilisation du fumier de poule et/ou de cheval avec de la paille, l’utilisation d’une quantité considérable d’eau prélevée à même notre eau potable et/ou puisée dans la rivière Richelieu, l’utilisation accrue de camions lourds (près de 250 camions lourds/semaine), la proximité de la construction de l’usine et l’utilisation de ventilateurs industriels fonctionnant 24/24 heures et 7/7 jours affecteront directement les résidences qui sont situées à 500 mètres et plus.    Le Groupe de citoyens invite les gens à aller signer la pétition « change.org », sur la page Facebook.

Le 20 mai 2020:  Le groupe de citoyens « Stoppons l’usine Champag à St-Roch-de-Richelieu unissent leurs voix et lancent un appel à tous les citoyens, organismes régionaux, provinciaux et nationaux qui ont à coeur l’environnement, la qualité de l’eau, la protection des espèces en péril et la qualité de vie afin que le projet de l’usine Champag, situé au 909 Côte St-Jean, ne voit jamais le jour.  Un communiqué de presse  a été envoyé à tous les médias avec les préoccupations du groupe de citoyens.  Une entrevue a été réalisée sur « iheartradio.ca/boom 106.5 ».

Le 26 mai 2020:  Le maire, M. Alain Chapdelaine, a sollicité l’appui des maires des municipalités voisines.  Le maire de St-Ours, M. Sylvain Dupuis, et le conseil municipal de la Ville de St-Ours ont donné leur appui moral à la Municipalité de St-Roch-de-Richelieu ainsi qu’une aide financière de 5000$ pour la soutenir dans sa bataille juridique.

Le 28 mai 2020:  Une pétition en ligne est lancée sur le site Facebook de Stoppons l’usine de Champag à St-Roch-de-Richelieu, à « change.org ».  Une pétition papier est également distribuée dans plusieurs commerçants de la région et aux alentours.

Le 2 juin 2020:  Lors de la séance du conseil municipal, une demande d’autorisation a été faite pour le socio-financement de la municipalité dans sa lutte contre Champag. Approuvé.  De plus, une demande d’appui a été envoyée à la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM)  dans le cadre des démarches vers la Cour Suprême.

Le 3 juin 2020:  C’est au tour de la Ville de Sorel-Tracy d’appuyer le combat de la municipalité de St-Roch-de-Richelieu.  Le conseil municipal sorelois a adopté une résolution en bonne et due forme pour manifester son appui envers notre municipalité.

Le 5 juin 2020:  Les citoyens se mobilisent et font du porte à porte pour l’installation de nouvelles pancartes dans la municipalité:  STOP USINE FUMIER.

Le 8 juin 2020:  Une lettre est envoyée à tous les entrepreneurs de la région qui pourraient être affectés par l’implantation de cette usine à St-Roch-de-Richelieu.  Le groupe de citoyens a également mis en ligne un site web « www.stopponsusinechampag.info » afin de donner davantage d’informations sur le dossier Champag.

Le 12 juin 2020:  La municipalité reçoit un nouvel appui dans sa lutte devant la Cour suprême.  Les conseillers régionaux de la MRC de Pierre-De Saurel ont résolu de donner un appui moral à la municipalité et à ses citoyens dans leurs démarches contre le projet.

Le 22 juin 2020:  Une entrevue a été accordée sur « iheartradio.ca (Boom 104.1) » par le groupe de citoyens Stoppons l’usine Champag à St-Roch-de-Richelieu.  Le groupe de citoyens accentue son opposition et la mise en ligne de la pétition a recueilli maintenant plus de 1660 signatures.   Dans les journaux locaux, une publication a été faite pour nommer les commerces où l’on peut signer la pétition papier et partager l’adresse courriel afin de permettre aux gens, qui veulent nous appuyer, de se procurer une pancarte.

Le 9 juillet 2020:  Le maire reçoit deux autres appuis, soit les municipalités de St-Gérard-de-Majella et St-Robert. Elles s’ajoutent à la Ville de Sorel-Tracy, la Ville de St-Ours, et la MRC Pierre-De Saurel.

Le 13 juillet 2020:  Le groupe de citoyens envoie une lettre à tous les campings, la colonie des grèves, les golfs, les motels, dans le périmètre de 5 km, pour les informer de la situation et que nous aimerions les rencontrer.

Le 24 septembre 2020:  Le groupe de citoyens enverra prochainement une lettre au Ministère de l’Environnement et la Lutte contre les changements climatiques dans laquelle il exposera clairement l’ensemble de nos préoccupations et des impacts potentiels sur l’environnement de l’implantation de cette usine de type industriel à St-Roch-de-Richelieu.

Le 22 octobre 2020:  La Cour Suprême n’entendra finalement pas le dossier Champag.  Un communiqué de presse est envoyé par le groupe de citoyens qui croit qu’il est primordial que les faits dominent l’espace public.  Le maire, M. Alain Chapdelaine, compte défendre les préoccupations des citoyens auprès du ministère de l’environnement.

Le 29 octobre 2020:  Le groupe de citoyens « Stoppons l’usine de Champag à St-Roch-de-Richelieu » accorde une entrevue sur CJSO (101.7).  Les deux représentants du groupe mentionnent leurs préoccupations en plus de répliquer aux informations données par Champag.

Le 12 janvier 2021:  Lors de la séance du conseil municipal, M. Alain Chapdelaine mentionne que Champag a réactivé sa mise en demeure envers la municipalité de St-Roch-de-Richelieu,  pour la somme de 1 875 000 $ en dommages et intérêts.  Le « Protocole de l’instance modifié » sera entendue en avril 2021.

Le 28 janvier 2021:  Suite à la décision de la Cour d’appel, la municipalité de St-Roch-de-Richelieu a été dans l’obligation de délivrer un permis à Champag.  Le groupe d’opposants persiste à dire que la justice ne devrait pas décider du développement durable et économique d’une région.  Le groupe de citoyens « Stoppons l’usine de Champag à St-Roch-de-Richelieu » demande aux élus du Québec d’intervenir dans le dossier Champag. Une lettre a été envoyée au député Jean-Bernard Émond,  aux ministres Benoit Charette, Andrée Laforest, Pierre Dufour, André Lamontagne et Simon Jolin-Barette et aux premiers ministres François Legaut et Justin Trudeau.  Les citoyens sont invités à faire de même.

Le 29 janvier 2021: L’entreprise Champag a notifié la la Municipalité de St-Roch-de-Richelieu qu’elle va toujours de l’avant avec sa poursuite de 1 875 000$ lancée en mars 2018.  Le maire de St-Roch-de-Richelieu note que le 30 avril prochain, Champag devra apporter des précisions sur les dommages allégués. Le groupe de citoyens « Stoppons l’usine de Champag à St-Roch-de-Richelieu »  se dit choqué de la réactivation de cette poursuite.  Ils exigent également que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) effectue un examen des impacts sur l’environnement.  Aussi, ils souhaitent que la Commission de la protection agricole du Québec (CPTAQ) se prononce sur la nature des activités de l’entreprise.

Le 9 mars 2021:  Lors de la séance du conseil municipal, M. Alain Chapdelaine nous informe que Champag a mandaté la firme d’ingénierie GKGI Inc, M. Carl Genois, afin de réaliser une étude de faisabilité technico-économique et environnementale dans le but de déposer son projet au Ministère de l’environnement.  La municipalité a engagé la firme 3D Enviro pour des conseils lors de la présentation au Ministère de l’environnement.

Le 12 mars 2021:  Communiqué de presse du Groupe de citoyens « Stoppons l’usine de Champag à St-Roch-de-Richelieu » informant la population que l’usine à fumier de Champag est la prochaine CONPOREC.  Cette firme d’ingénierie est à l’origine de la belle histoire de l’usine Conporec à Sorel-Tracy.  Après le beau projet exposé au ministère de l’Environnement, après les belles promesses faites aux élus et aux citoyens/citoyennes de la région de Sorel-Tracy que cette entreprise n’allait pas dégager aucune odeur désagréable, force est de constater que tout cela s’est avéré être une grande supercherie. Notre opposition à cette usine dépasse largement celle-ci. Elle s’inscrit en fait dans une lutte pour l’environnement et la protection du territoire. Et que le seul pouvoir pour faire bouger les choses, est le pouvoir citoyen.

Le 25 mars 2021:  Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a déposé hier son rapport concernant le projet GNL Québec (Énergie Sagnenay). Le rapport stipule que le projet ne rencontre pas les 3 conditions fixées par le gouvernement, dont celle de l’acceptabilité sociale.

Les élus régionaux et provinciaux devraient prendre acte de cette décision et mettre fin également au projet d’usine à fumier de Champag dans la Municipalité de Saint Roch de Richelieu, car il n’y a aucune acceptabilité sociale. Plus de 3000 citoyennes et citoyens s’opposent à cette usine. Sans oublier que la MRC de Pierre-De Saurel, la Ville de Sorel-Tracy, notre municipalité et plusieurs autres municipalités de la région (Ville de Saint-Ours, Saint-Robert et Saint-Gérard de Majella) s’y opposent également.

Pourquoi gaspiller autant de ressources puisque l’on sait maintenant que l’acceptabilité sociale est désormais une condition importante dans l’évaluation des projets pour le Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. On ne peut plus séparer maintenant l’environnement de l’économie.  À une année à peine de la prochaine campagne électorale, les élus régionaux (principalement Jean-Bernard Emond – Député de Richelieu à l’Assemblée nationale du Québec et Suzanne Dansereau – Députée de Verchères) doivent se souvenir que les décisions d’aujourd’hui sont garantes de l’avenir.

Le 3 mai 2021:  Le Groupe de citoyens « Stoppons l’usine de Champag à Saint-Roch-de-Richelieu » lance aujourd’hui sa campagne «MOBILISATION CARTES POSTALES».  Cette campagne  vise à informer l’ensemble des citoyens de Saint-Roch, Saint-Ours, secteur Tracy et Contrecoeur des conséquences néfastes de l’implantation de cette usine à Saint-Roch-de-Richelieu.   Elle les invite à envoyer ladite carte postale au député de Richelieu, M. Jean-Bernard Émond, pour lui faire savoir leur opposition. « L’inaction » du député dans ce dossier s’explique mal, estime le groupe citoyen qui le croit  tout à fait conscient que cette usine « causera des préjudices irréparables pour le développement durable et économique de notre région, principalement en matière de tourisme  avec les campings, marinas, golfs, motels, colonies de vacances, etc.» Les opposants estiment grand temps qu’il se prononce et entreprenne des démarches auprès de son collègue du Ministère de l’Environnement pour bloquer un tel projet.

Mise à jour:  2021-05-07